
Programme 2026
Don Pasquale de Donizetti
Tour de Crest - Jeudi 9 juillet 21h
Salle Simone Signoret de Livron - Vendredi 10 juillet 21h
Cour de l'école de musique de Crest - Dimanche 12 juillet 21h
(Repli au temple de Crest en cas de pluie)
En partenariat avec les villes de Crest et de Livron, la régie de la Tour et l'école de musique de Crest


Le grand événement du festival est l'opéra donné dans la Tour de Crest, splendide décor pour les spectacles lyriques qui y sont produits. Cette année, nous revenons au genre comique avec Don Pasquale de Donizetti.
Dans cette partition virevoltante, créée avec succès à Paris en 1843, l'auteur de Lucia di Lammermoor montre un vrai talent pour la comédie et renouvelle la forme de l'opera buffa.
Sous le nom de Don Pasquale se cache un vieux barbon qui pense jouer un bon tour à son neveu Ernesto en lui annonçant qu'il va se marier avec une jeune fille – ce qui le privera de tout héritage. C'est sans compter sur la charmante Norina et le docteur Malatesta qui vont le prendre à son propre piège. Déguisements, faux mariage et jeu de dupes s'enchaînent dans cet opéra dont les personnages sont inspirés de la commedia dell'arte.
Sur une musique limpide, oscillant d'élégantes demi-teintes en emballements soudains, Don Pasquale a le pouvoir et la précision des meilleures pièces comiques.
Le rôle-titre sera interprété par Jean-Baptiste Dumora, et nous aurons le plaisir de retrouver à ses côtés Jeanne Mendoche (Norina), Florent Karrer (Malatesta) et Joseph Kauzman (Ernesto). Andrei Chevtchouk accompagnera au piano ce quatuor lyrique.
L'opéra sera rejoué le vendredi 10 juillet dans la salle Simone Signoret de Livron ainsi que le dimanche 12 juillet dans la cour de l'école de musique de Crest, deux lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Précisions pour le spectacle à la Tour :
- Lieu non accessible aux personnes à
mobilité réduite.
- Accès uniquement par le parking de la Tour (accès à pied depuis le centre ville fermé)
- Possibilité d'apporter des coussins ou des sièges
pliables de taille raisonnable.

Jean-Baptiste Dumora, Baryton
Soliste dès l'âge de douze ans au sein d'un choeur d'enfants, Jean-Baptiste Dumora poursuit sa formation à Vichy puis à Lyon au Conservatoire National de Région et au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse.
Il débute sa carrière professionnelle peu de temps après en intégrant l'Atelier Lyrique puis la troupe de l'Opéra National de Lyon. Il y travaille avec José Van Dam, François Le Roux, Andreas Schmidt, Anthony Rolfe-Johnson, Howard Crook… Entre 1991 et 1998, il aborde de nombreux rôles à Lyon, à l'Opéra-Comique, à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille, au Festival de Verbier (Papageno dans …Une Petite Flûte Enchantée, Le Père dans Hänsel et Gretel, Moralès dans Carmen, Junius dans Le viol de Lucrèce de B. Britten, Zaretsky dans Eugène Onéguine, Ben dans Le Téléphone de Menotti, etc.), ainsi que dans des créations contemporaines (Thésée dans Dédale de Hugues Dufour, Riccardo dans La Station Thermale de Fabio Vacchi ou encore Marcel Renard dans Pinocchio de Sergio Menozzi). Il travaille sous la direction de chefs tels que Kent Nagano, John Nelson, Yuri Temirkanov, etc.
Plus tard, il collabore avec l'Arcal et Christian Gangneron pour Pollux dans Castor et Pollux de J-P Rameau, l'Ami dans Le Pauvre Matelot de Milhaud et Guglielmo dans Cosi Fan Tutte, rôle qu'il reprend ensuite dans une mise en scène de Michel Fau et sous la
direction de Jean-François Verdier. Plus récemment, on a pu l'entendre au Châtelet à Paris et en Italie à Lecce dans le rôle de Gabriel du Zazie de Matteo Franceschini. Il a aussi été Agamemnon dans La belle Hélène de l'Opéra de Rennes.
Il se produit également avec des ensembles spécialisés dans la musique baroque : Les Talens Lyriques, Les Paladins, Amarillis, Stradivaria, Les Nouveaux Caractères, XVIII-21, Les musiciens du Bach Collegium Japan avec lesquels il a interprété le rôle-titre de l'Orfeo de Monteverdi au Japon.
Au concert, son répertoire inclut les Passions et Cantates de Bach, les Requiem de Mozart, Fauré, Duruflé, Brahms, La Création de Haydn ou encore L'Enfance du Christ de Berlioz. La musique de chambre, la mélodie et le lied font partie intégrante de la vie musicale de Jean-Baptiste Dumora ; il s'est notamment produit dans les Rückert Lieder de Mahler avec l'ensemble instrumental de Basse-Normandie ainsi que dans La Bonne Chanson de Fauré avec le Quatuor Debussy. Il travaille également en compagnie des pianistes Bruno Robillard, Hélène Lucas, Stéphane Petitjean, Mathieu Grégoire et notamment Didier Puntos pour l'enregistrement de la première intégrale des mélodies d'André Messager paru chez Séléna. Il a aussi enregistré une version du Winterreise orchestrée pour lui et dirigée par François Bernard avec La Capella Forensis.

Jeanne Mendoche, Soprano
Jeanne Mendoche a été récemment saluée par la critique pour son interprétation de Pamina dans La Flûte Enchantée à l'Opéra de Tours, et dans le rôle-titre de La Esmeralda de Louise Bertin. Elle vient de chanter dans la dernière création de Samuel Achache, Les Incrédules, filmée par Arte Concert au Festival d'Avignon, après sa création à l'Opéra de Nancy.
Jeanne est née dans la musique, d'une mère pianiste et d'un père compositeur-arrangeur, multi-instrumentiste professionnel de jazz. Elle commence instinctivement à explorer la composition et l'arrangement alors qu'elle est enfant. Elle apprend la guitare en autodidacte, puis le piano au conservatoire, avant de faire ses études de chant au conservatoire de Grenoble.
Alors qu'elle entre au CNSM de Lyon en 2012, Jeanne Mendoche met de côté la composition pour se consacrer au chant lyrique. Elle part étudier à Montréal et à l'Universität der Künste de Berlin avec Julie Kaufmann. Elle sort du CNSM Premier Prix à l'unanimité, avec les félicitations du jury.
Elle a découvert pour la première fois la joie immense de jouer la comédie à 17 ans lorsqu'elle incarne Serpina dans La Serva Padrona de Pergolese. Elle a fait ses débuts professionnels sur scène dès l'âge de dix-huit ans dans le rôle de Frasquita (Carmen, Bizet) à la Comédie de Valence dans la Drôme, d'où elle est originaire. Très vite, en pratiquant les rôles dits « Soubrette », se dégage l'évidence d'un attrait pour l'Opéra Comique : elle excelle dans les rôles Mozartiens tels que Susanna dans Le Nozze di Figaro (Opéra de Clermont-ferrand), Bastienne (Opéra de Massy), Despina (Salle Molière, Lyon), et Pamina (Opéra de Tours). Le répertoire d'Offenbach ne fait pas exception : elle se distingue en jouant Gabrielle (La Vie Parisienne) à plusieurs reprises, et part en tournée 2 mois pour chanter Fiorella (Les Brigands) avec l'ensemble Justiniana.
Sa voix l'emmène naturellement vers le belcanto traditionnel. Elle intègre le Studio de l'Opéra de Lyon en 2018 et chante Thibault (Don Carlos, Verdi), puis Adina dans L'Elisir d'Amore et Marie dans La Fille du Régiment (Donizetti) au festival Opéra et Châteaux.
Plus récemment Jeanne Mendoche a fait ses preuves dans des rôles plus sérieux, en incarnant Esmeralda (La Esmeralda, de Louise Bertin) dans plusieurs maisons d'Opéra françaises, et Manon (Manon, Massenet) au Festival Opéra et Châteaux. En 2020, elle remporte le Grand Prix de la Musique Contemporaine au Concours International Georges Enesco à Paris.
Depuis 2021, Jeanne Mendoche remet la composition et le piano au centre de sa vie. Elle renoue avec ses premiers instincts et reprend ce qu'elle avait mis au placard dix ans plus tôt en intégrant l'ENM de Villeurbanne. Forte d'une grande curiosité et d'un bagage musical très varié, elle compose et arrange des polyphonies, de la musique électronique (MAO), ou encore écrit ses chansons au piano.
Elle vient de faire ses débuts à l'opéra de Rennes dans le rôle de la Rose dans Le Pèlerinage de la Rose (R. Schumann), et chantera bientôt la Messe en Ut à l'Opéra de Tours, et le Magnificat de Bach à l'Abbaye d'Ainay à Lyon.

Florent Karrer, Baryton
C'est en 2012, après avoir obtenu un master de recherche en « Histoire de la Pensée politique » à Sciences Po Lyon, que Florent Karrer découvre le chant lyrique et décide d'en faire son métier. Musicien déjà confirmé par des années de pratique du violon, puis de la guitare, de la contrebasse et d'autres répertoires vocaux, il se lance rapidement dans le travail de sa voix de baryton lyrique et sort diplômé du CNSM de Lyon en 2017, après quatre années d'études dans la classe de Brian Parsons et Sylvie Leroy.
Il fonde avec Chloé Elasmar le duo Vagabond qui est récompensé lors de l'édition 2015 du Concours international de Gordes puis en 2017 au Concours international d'Interprétation de la Mélodie française de Toulouse où il remporte le Grand Prix et le Prix Poulenc.
Parmi les rôles de son répertoire, on trouve notamment le Comte Robinson dans Il Matrimonio segreto de Cimarosa, Papageno dans Die Zauberflöte, Guglielmo dans Cosi fan tutte, Sharpless dans Madama Butterfly, Peter dans Hänsel et Gretel ou encore Robert dans l'opéra 926,5 de Suzanne Giraud. Très à l'aise sur scène, il sert également le répertoire d'opérette, avec des rôles tels que Florestan dans Véronique, le Maharadjah dans l'Amour masqué de Messager, ou celui d'Agamemnon dans La Belle Hélène d'Offenbach qu'il a tenu sur la scène de l'Opéra de Dijon en octobre 2018.
Il chante ensuite les rôles de Dagobert et Psitt dans Le Roi Carotte d'Offenbach à l'Opéra de Lyon, dans la reprise de la production de Laurent Pelly et prend part à un projet initié par l'Opéra National de Lorraine au Théâtre de la Manufacture de Nancy : Offenbach Report, qui devient finalement un film diffusé par France Télévisions en décembre 2020.
Durant la pandémie, il répète Dulcamara dans L'Elixir d'amour au Théâtre des Champs-Elysées, ainsi que l'Horloge et le Chat dans L'Enfant et les Sortilèges à l'Opéra de Lyon. Il finit néanmoins sa saison 20-21 sur une note joyeuse, en incarnant Ajax 2 dans La Belle Hélène au Théâtre des Champs-Elysées et à Lille avec l'Orchestre National de Lille, avant d'être Belcore dans L'Elixir d'amour : beau comme un camion avec les Chorégies d'Orange.
Pendant la saison 2021-2022, il chante notamment le rôle-titre dans une version participative de Rigoletto à l'Opéra de Rouen et au Théâtre des Champs-Elysées, ainsi que Farhâd dans Shirine, le nouvel opéra de Thierry Escaich, à l'Opéra de Lyon.
Au festival Opéra et Châteaux, il a interprété les rôles de Pinkerton (Madama Butterfly en 2018), Lescaut (Manon en 2023), Sulpice (La fille du régiment en 2024) et Onéguine (Eugène Onéguine en 2025).

Joseph Kauzman, Ténor
Parallèlement à ses études d'architecture, Joseph Kauzman commence le chant lyrique à l'Opéra du Caire et poursuit à l'Ecole Normale de Musique de Paris. En 2016, il obtient son Diplôme d'Etudes Musicales au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Pantin avec les félicitations du jury.
Il a participé à des masterclasses avec Patricia Petibon, Veronique Gens, Lawrence Brownlee, Jennifer Lamore et travaille actuellement avec Raùl Gimenez. Sa voix agile de tenore lyrico leggero, lui permet de chanter les œuvres de Rossini, Donizetti et Bellini.
Joseph Kauzman débute sa carrière en décembre 2014 dans Le Philtre d'Aube au Grand foyer de l'Opéra de Marseille et a participé plusieurs fois au Festival Offenbach d'Étretat sous la direction d'Yves Coudray ainsi qu'au festival Rossini à Bad Wildbad.
Il est lauréat du concours U.P.C.M.F (prix André Messager) et lauréat de la Fondation Royaumont (Bardolfo dans Falstaff de Verdi en Juillet 2017 et « Réveillon Rossini » autour du Voyage à Reims en 2018).
Au Festival Opéra et Châteaux, il a interprété les rôles de Nemorino (l'Elixir d'amour en 2022), des Grieux (Manon en 2023), Tonio (La fille du régiment en 2024) et Lenski (Eugène Onéguine en 2025).
